Monthly Archives: January 2009

Ecrire sur Gaza, de Jerusalem par Maïs Perle

Plusieurs jours que je souhaite écrire sur la situation à Gaza et dans les territoires. Ma tête et mon cœur bouillent. Ma gorge est glacée. La situation n’est pas aisée à expliquer. Les discours des uns et des autres s’entremêlent, le flux d’information est continu. Je suis branchée à Al-Jazeera, BBC, France 24, Al-Aqsa (la chaîne officielle du Hamas) en permanence. Je scrute la presse palestinienne, israélienne, française et anglophone : les noms d’Al-Quds, Haaretz, Jerusalem Post, Le Monde, New York Times, The Independent ou encore the Guardian tournent dans ma tête, comme assomée par l’horreur de la situation à Gaza.

Malgré la dureté de ce contexte et les tourments d’une guerre qui se poursuit depuis 15 jours, je me réjouis d’être à Jérusalem et de mieux comprendre la situation. Comme l’impression vive de m’approcher de la Vérité. Une vérité au visage glacial et glaçant.

Les bombardements israéliens se sont intensifiés ce matin. 18 jours d’une offensive sans précédent dans l’histoire du conflit israélo-palestinien. Certes, il y a eu l’offensive militaire sanglante contre le camp de réfugiés de Jénine en 2002, un camp de “résistants contre l’occupation israélienne” (source palestinienne), un camp abritant des “terroristes” (source israélienne). Amnesty International a d’ailleurs à l’époque accusé Israël de crimes de guerre. Selon ce rapport, l’armée israélienne a “tué des civils, torturé des prisonniers, utilisé des civils comme boucliers humains, détruit des maisons et empêché l’acheminement d’aide humanitaire et médicale aux Palestiniens.” Certes… Mais cette fois, les opérations militaires conduites par Israël (“plomb durci”) sont de plus grande envergure. Le Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas et le Premier ministre Salam Fayyad évoquent une nouvelle “naqba”, faisant référence aux conséquences de la guerre de 1948 (exil de la majorité des palestiniens, contraints à être réfugiés).

Gaza, bande de terre étroite (350 kilomètres carrés), peuplée par 1,5 millions de réfugiés palestiniens. Gaza, territoire le plus densément peuplé au monde (4000 habitants au kilomètre carré). Gaza, soumis à un siège économique depuis juin 2007 suite à la victoire du mouvement Hamas aux élections législatives en janvier 2006. Un siège soutenu par les Etats-Unis et l’Union européenne qui implique une restriction de la circulation des hommes et des biens (fuel, électricité, nourriture, médicaments… ). Isolement politique du Hamas, qui pourtant a été élu démocratiquement. Isolement d’une population entière. Des tunnels ont été creusés le long de la frontière de Gaza pour survivre au siège et éviter une crise humanitaire. Des tunnels qui ont permis d’approvisionner la bande de Gaza en vivres. Tout passait par ces tunnels (et même un crocodile pour le zoo de Gaza)! Les points de passage entre l’Egypte et Israël étant fermés, les gazaouis ont fait preuve d’inventivité pour survivre. Une économie parralèle s’est développée au bénéfice d’une population démunie. La ville de Rafah, à la frontière égyptienne, a prospéré aux dépens de Gaza-ville. Il était devenu rentable d’acheter un terrain et de creuser un tunnel. Environ 80 dollars était le prix de passage pour un être humain. Sans doute moins pour un âne ou un crocodile.

Israël, contrairement à ses déclarations, a rompu la trêve qui avait été conclue entre le Hamas et Israël en juin 2008. Les Etats-Unis ont fini par reconnaître, après avoir accusé le Hamas, qu’Israël était en effet responsable du viol de la trêve. Le 4 novembre dernier, Israël a pénétré dans la bande de Gaza et a tué plusieurs membres des factions palestiniennes et du Hamas. En réponse, le Hamas a repris ses tirs de roquettes contre Israël. Des tirs qui jusqu’à l’offensive militaire “Plomb durci” n’avaient fait aucune victime. Les dégâts matériels étaient très restreints, comme un impact dans une maison dans la ville de Sderot, qui historiquement, selon le plan de partition des Nations-Unies lors de la création d’Israël, faisait partie de la bande de Gaza.

Une offensive sans précédent. A cette heure, plus de 900 personnes ont été tuées, dont 235 enfants. Plus de 4000 personnes sont blessées. L’armée israélienne se targue de prévenir les populations civiles avant de bombarder en les appelant sur leurs téléphones portables. Problème, il n’y a plus d’électricité dans la majeure partie de la bande. Les portables sont donc pour beaucoup déchargés, à moins d’avoir un accès aux rares générateurs électriques. L’eau manque, la nourriture et le gaz de cuisine également. Tipzi Livni, actuelle ministre des Affaires étrangères, parle avec cynisme d'”une petite diète” imposée aux palestiniens. Dans le noir, la faim et le froid, les palestiniens ont peur. Ils sont traqués par les bombes, les chars et les navires israéliens. Traqués comme des rats. La frontière à Rafah est fermée. Ils ne peuvent se réfugier en Egypte. Alors ils se se réfugient dans les écoles, dans les structures des Nations-Unies, du CICR… Mais même là-bas, ils ne sont pas en sécurité, comme en témoigne le bombardement de l’école de l’UNRWA. 44 morts. Mais Israël sait déployer ses armes rhétoriques, des membres du mouvement “terroriste” Hamas avaient lancé des roquettes depuis cette école. Après enquête de l’UNRWA, aucune roquette n’avait été tirée dans les heures qui précédaient ces bombardements meurtriers. Israël insiste. Machination. Hier, un membre du personnel de l’UNRWA est décédé. Le convoi humanitaire qu’il acheminait a été pris pour cible par l’armée israélienne. C’est trop, pour l’UNRWA, qui décide, en signe de protestation, de suspendre ses opérations humanitaires à Gaza. C’est trop pour le CICR également, qui proteste en vain, contre le refus systématique d’Israël de leur permettre l’accès aux blessés coincés sous les décombres. Le CICR suspend également ses activités, momentanément nous l’espérons, car la population gazaouie a besoin de cette aide. Israël empêche l’entrée d’ONG étrangères à Gaza au passage d’Erez. Les ONG locales doivent faire face seules à l’horreur. La crise humanitaire est réelle. Et, non, il faut le dire, le répéter, Israël n’épargne pas les civils. L’argument que le Hamas se cache parmi les civils (bouclier-humain) n’est pas valable. Si Israël veut combattre le Hamas, qu’il lui ouvre les portes du désert du Neguev et l’invite à se battre là-bas. Comment sur une terre si étroite, aussi densément peuplée, les membres Hamas ne pourraient pas se confondre avec les civils?

Comment accepter qu’Israël agresse avec des armes si sophistiquées une milice qui fabrique artisanalement des roquettes? L’Union européenne l’a dit : ces frappes sont dispropotionnées. Sarkozy l’a répété lors de son ballet diplomatique au Moyen-Orient : “il n’y a pas de solution militaire”. Le dialogue ne peut qu’être la solution, mais Israël le refuse impunément. Quel est alors l’objectif d’Israël?

Ont été retrouvés dans une maison il y a quelques jours, une mère et ses quatres enfants. Elle était morte, eux étaient vivants et attendaient des secours depuis plus de deux jours. Face à cette horreur, sans doute faut-il méditer la phrase prononcée en 2002 par Moshe Yaalon, alors chef d’Etat-major de Tsahal (l’armée israélienne) : “Les Palestiniens doivent comprendre au plus profond d’eux-mêmes qu’ils sont un peuple vaincu.” Israël s’y emploie, soutenu par les Etats-Unis, qui ont voté aujourd’hui une résolution de soutien à Israël dans ses opérations militaires contre les “terroristes” du Hamas. Belle rhétorique sans cesse déployée qui permet de justifier le pire. Ainsi, malgré l’adoption d’une résolution au Conseil de sécurité, Israël poursuit et intensifie ses agressions en toute impunité aux yeux du Congrès et du gouvernement américain.

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Map of Gaza 120109 http://kharita.wordpress.com

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Operación Plomo Impune en La Brecha

Artículo publicado en: http://www.brecha.com.uy/alter/index.php?option=com_content&task=view&id=585&Itemid=70

17-01-2009

Operación Plomo Impune

Para justificarse, el terrorismo de estado fabrica terroristas: siembra odio y cosecha coartadas. Todo indica que esta carnicería de Gaza, que según sus autores quiere acabar con los terroristas, logrará multiplicarlos. *** Desde 1948, los palestinos viven condenados a humillación perpetua. No pueden ni respirar sin permiso. Han perdido su patria, sus tierras, su agua, su libertad, su todo. Ni siquiera tienen derecho a elegir sus gobernantes. Cuando votan a quien no deben votar, son castigados. Gaza está siendo castigada. Se convirtió en una ratonera sin salida, desde que Hamas ganó limpiamente las elecciones en el año 2006. Algo parecido había ocurrido en 1932, cuando el Partido Comunista triunfó en las elecciones de El Salvador. Bañados en sangre, los salvadoreños expiaron su mala conducta y desde entonces vivieron sometidos a dictaduras militares. La democracia es un lujo que no todos merecen. *** Son hijos de la impotencia los cohetes caseros que los militantes de Hamas, acorralados en Gaza, disparan con chambona puntería sobre las tierras que habían sido palestinas y que la ocupación israelita usurpó. Y la desesperación, a la orilla de la locura suicida, es la madre de las bravatas que niegan el derecho a la existencia de Israel, gritos sin ninguna eficacia, mientras la muy eficaz guerra de exterminio está negando, desde hace años, el derecho a la existencia de Palestina. Ya poca Palestina queda. Paso a paso, Israel la está borrando del mapa. Los colonos invaden, y tras ellos los soldados van corrigiendo la frontera. Las balas sacralizan el despojo, en legítima defensa. No hay guerra agresiva que no diga ser guerra defensiva. Hitler invadió Polonia para evitar que Polonia invadiera Alemania. Bush invadió Irak para evitar que Irak invadiera el mundo. En cada una de sus guerras defensivas, Israel se ha tragado otro pedazo de Palestina, y los almuerzos siguen. La devoración se justifica por los títulos de propiedad que la Biblia otorgó, por los dos mil años de persecución que el pueblo judío sufrió, y por el pánico que generan los palestinos al acecho. *** Israel es el país que jamás cumple las recomendaciones ni las resoluciones de las Naciones Unidas, el que nunca acata las sentencias de los tribunales internacionales, el que se burla de las leyes internacionales, y es también el único país que ha legalizado la tortura de prisioneros. ¿Quién le regaló el derecho de negar todos los derechos? ¿De dónde viene la impunidad con que Israel está ejecutando la matanza de Gaza? El gobierno español no hubiera podido bombardear impunemente al País Vasco para acabar con ETA, ni el gobierno británico hubiera podido arrasar Irlanda para liquidar a IRA. ¿Acaso la tragedia del Holocausto implica una póliza de eterna impunidad? ¿O esa luz verde proviene de la potencia mandamás que tiene en Israel al más incondicional de sus vasallos? *** El ejército israelí, el más moderno y sofisticado del mundo, sabe a quien mata. No mata por error. Mata por horror. Las víctimas civiles se llaman daños colaterales, según el diccionario de otras guerras imperiales. En Gaza, de cada diez daños colaterales, tres son niños. Y suman miles los mutilados, víctimas de la tecnología del descuartizamiento humano, que la industria militar está ensayando exitosamente en esta operación de limpieza étnica. Y como siempre, siempre lo mismo: en Gaza, cien a uno. Por cada cien palestinos muertos, un israelí. Gente peligrosa, advierte el otro bombardeo, a cargo de los medios masivos de manipulación, que nos invitan a creer que una vida israelí vale tanto como cien vidas palestinas. Y esos medios también nos invitan a creer que son humanitarias las doscientas bombas atómicas de Israel, y que una potencia nuclear llamada Irán fue la que aniquiló Hiroshima y Nagasaki. *** La llamada comunidad internacional , ¿existe? ¿Es algo más que un club de mercaderes, banqueros y guerreros? ¿Es algo más que el nombre artístico que los Estados Unidos se ponen cuando hacen teatro? Ante la tragedia de Gaza, la hipocresía mundial se luce una vez más. Como siempre, la indiferencia, los discursos vacíos, las declaraciones huecas, las declamaciones altisonantes, las posturas ambiguas, rinden tributo a la sagrada impunidad. Ante la tragedia de Gaza, los países árabes se lavan las manos. Como siempre. Y como siempre, los países europeos se frotan las manos. La vieja Europa, tan capaz de belleza y de perversidad, derrama alguna que otra lágrima, mientras secretamente celebra esta jugada maestra. Porque la cacería de judíos fue siempre una costumbre europea, pero desde hace medio siglo esa deuda histórica está siendo cobrada a los palestinos, que también son semitas y que nunca fueron, ni son, antisemitas. Ellos están pagando, en sangre contante y sonante, una cuenta ajena. (Este artículo está dedicado a mis amigos judíos asesinados por las dictaduras latinoamericanas que Israel asesoró)

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Boicot a Starbucks en Beirut: “un café=10% de ayuda para matar a un gazence”

Hoy a las 6h00 de la tarde, 5 en España, hubo una manifestación frente a la cafetería Starbucks en plena calle Hamra, una de las principales de Beirut. Por lo que dijo la asociación organizadora, ‘Todos somos Gaza’, “Starbucks dona  un 10% de sus beneficios  al ejército israelí para posibilitando la masacre en Gaza”. Igualmente contribuyó en la guerra contra Irak. Nestlé, Johson&Johson y Coca-Cola son otras de las marcas que apoyan al ejército israelí en su empeño. Los manifestantes pintaron la estrella de David sobre el eslogan de la cafetería y cantaron varias canciones en apoyo a Palestina. Los clientes, algo avergonzados ya que son libaneses y por lo tanto árabes, abandonaron el local con sus portátiles bajo el brazo y el café a medio beber.

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Gaza: made by la ‘única democracia’ en Oriente Medio

Gaza: made by la ‘única democracia’ en Oriente Medio
Natalia Sancha- Beirut- 130109
La opinión publica árabe y parte de la europea está perpleja por no decir indignada. No pueden creer que la masacre que Israel sigue perpetrando en Gaza desde hace 18 días siga su curso con total impunidad.
Si bien cualquiera que siguiera la prensa israelí y los consejos de algunos de sus periodistas sedientos de sangre podía esperarse que Israel aprovechara los últimos días de Bush en la Casa Blanca para lanzar un ataque que devolviera a Israel el orgullo perdido en la guerra de 2006 y a Olmert algo del poco crédito que le restaba tras los escándalos de corrupción, pocos podían preveer la carnicería que se avecinaba.
Durante meses el ejército israelí ha estado preparando un ataque. Seguramente tuvieron que elegir cuál de los tres frentes abrirían: Hezbolá, Irán o finalmente Hamás. Optaron por la más fácil, rápida y cercana; la vecina Gaza. La diplomacia y las visitas de Livni entre otros a Mubarak hizo el resto para obtener el visto bueno antes del ataque. Mas triste aun son los resultados de las encuestas que dan un 80% de apoyo por parte del pueblo israelí a los ataques y en los media acallan al 20% restante. Una manera muy democrática de recuperar votos a costa de la vida de civiles; niños y mujeres. No obstante, la estrategia electoral de Kadima va por buen camino, las mismas encuestas también le da una repentina ventaja sobre el derechista Likud, si es que en el panorama político israelí existen hoy izquierdas y derechas.
La ‘única democracia’ de oriente medio se está ensañando a sangre y fuego en borrar a otra fuerza política, islamita sí, radical también, pero no olvidemos que democráticamente elegida en unas elecciones transparentes. Lo malo de las políticas de democratización en Oriente Medio es que son selectivas al igual que las guerras contra dictadores que se ceban en unos y apoyan a otros como en Saudí Arabia o Egipto.
A los árabes y no árabes solidarios con lo que sucede en Gaza no les queda mas que enarbolar banderas y protestar contra lo que ocurre. Incómodas protestas para países como Jordania y Egipto, los dos únicos países que han firmado un acuerdo de paz con Israel. O bochornosas como en Líbano donde cada grupo político llama a hacer su propia manifestación con tal de no solidarizarse con el resto de las fuerzas políticas internas. En las manifestaciones desde Argelia al Líbano, jóvenes visten camisetas con el rostro de Hugo Chávez, para ellos el único que ha tomado una postura firme contra Israel. En Europa, las manifestaciones prosiguen mientras sus regímenes debaten, debaten y hacen más debates sin percatarse que a cada salida de asamblea hay 50 cadáveres más en la puerta.
Irónicamente Israel asegura que no es una guerra contra civiles y que ha lanzado octavillas a los ciudadanos de Gaza para que abandonen el territorio antes del bombardeo. ¿Pero abandonar hacia dónde si todas las puertas están selladas? ¿Cómo refugiarse ante la única democracia en Oriente Medio y del uso de armas químicas ilegales como el fósforo blanco?
Hoy los palestinos han de soportar el caer de las bombas y los entierros con el estomago vacío tras más de siete meses de embargo. Más aun, las puertas están selladas también para médicos y para periodistas. A una se le encoge el corazón cuando civiles palestinos de Gaza suplican a una periodista extranjera de intentar entrar y contar al mundo lo que pasa dentro. “Nadie que no esté aquí dentro, nadie que no oiga el llanto constante de niños y mujeres en la total obscuridad por falta de electricidad, nadie que no vea los miembros de sus seres queridos esparcidos por las calles podrá entender que es lo que está pasando en Gaza”, llora al teléfono un hombre que acaba de perder a su hijo en un ataque aéreo.
Efectivamente no podemos entender por qué el gobierno israelí ha impuesto un bloqueo mediático que impide cualquier testimonio sobre las atrocidades cometidas en la franja. Dolido con los media que concedieron la victoria a la milicia Hezbolá en 2006, el gobierno de Omert quiere arrebatar todo derecho a la libre información. Estas son las últimas andaduras de la ‘única democracia’ en Oriente Medio.
Lo que queda por saber es ¿Cuál es le plan post-Gaza? A Mahmoud Abbas le queda poca legitimidad entre los palestinos, y en parte gracias a las actuaciones de Israel. ¿Pretende Israel eliminar hasta el último miembro de Hamas a costa de miles de civiles? ¿Pretende perpetuar la guerra en siglos a venir fabricando futuros suicidas? ¿O forzar a la comunidad internacional a imponer fuerzas internacionales en la frontera con Gaza? Veamos con qué nos sorprende esta vez el gobierno israelí. Y de cómo salga de la guerra el gobierno de Olmert también dependerá cómo salga parada Kadima en las próximas elecciones. Entre tanto, los palestinos siguen enterrando a sus muertos.

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Ashura: homenaje a la tristeza

Ashura: homenaje a la tristeza

Nabatye,Líbano- 070109

Ashura, Nabatye.Lebanon 7th January 2009
Las calles de Nabatie se tiñen de rojo. Un extraño caos sonoro reina en la ciudad. Los ancianos recitan historias de la vida de Hussein y la batalla de Kerbala a través de los altavoces que rodean la plaza central. De fondo, resuenan los golpes de pecho en son de ‘mea culpa’ que se confunden con el trotar de los caballos. Mujeres sollozan y otras lloran sin consuelo. En medio de la plaza ‘Baida’, un grupo de actores iraquíes representa la batalla de Kerbala. Lloran a Hussein, hijo de Ali y Fátima, a su vez hija del profeta Mahoma. Hussein fue asesinado en 680 d.c. por una tribu enemiga junto con sus 72 compañeros en la batalla que tomó su nombre de la ciudad iraquí Kerbala. Alí, cuñado del profeta, fue el cuarto y último Califa descendiente de Mahoma. Con el asesinato de sus dos hijos, Hassan y Hussein, nació una nueva rama del Islam cuyos seguidores pasarán a ser llamados chías. Poco se oía de esta escisión del Islam en Europa hasta que la mediatizada guerra de Iraq en 2003 exsarcebó las diferencias entre las dos principales ramas del Islam; sunnís y chías.
Miles de personas con las palmas de las manos abiertas y giradas hacia el corazón se golpean el pecho. Otras branden sables que alzan al cielo. Más de 25000 personas vestidas de negro lloran la muerte de Hussein mientras otros miles, los menos, vestidos de blanco se golpean la cabeza con sables afilados al tiempo que gritan ¡Haidar!, en referencia a Alí. Pasaran varias horas hasta que el blanco torne rojo. Familiares y amigos hacen un corte en la cabeza del ‘penitente’ con un rápido y firme movimiento de navaja. Las ambulancias y enfermeros acompañan a los jóvenes en su camino. Los símbolos palestinos en solidaridad con Gaza también. Los quinceañeros presumen enfrente de las chicas embutidas en sus vaqueros y velos negros y cuando nadie les mira embadurnan sus pañuelos blancos con sangre para así parecer más hombres. Mujeres, ancianos y niños disfrutan del espectáculo y fotografían a los conocidos al tiempo que sorben zumos y saludan a los vecinos. Una veintena de extranjeros, entre periodistas y meros curiosos, prosigue con interés el evento. Escenario que se asemeja a una verbena cualquiera si no fuera por la sangre que salpica por doquier.
Niños de apenas dos años se golpean con las manos la brecha en la cabeza para hacer brotar la sangre mientras sus padres y madres les incitan al grito de ¡Haidar!. La sangre resbala por las frentes y rostros de los jóvenes y no tan jóvenes para poco a poco teñir de un rojo vivo las ropas blancas, sus manos y finalmente las calles a su paso. Giran en grupos alrededor de la plaza. El olor a sangre se mezcla con el de cordero y canela que algunas familias ofrecen a los pasantes.Ashura, Nabatye.Lebanon 7th January 2009

Ashura, Nabatye.Lebanon 7th January 2009
Banderas de Amal ondean al pasar. Ninguna de Hizbolá. Fadallá, influyente ideólogo, ha prohibido a sus seguidores verter sangre el día de Ashura. En Dahia, los suburbios al sur de Beirut y feudo de Hezbolá, la ceremonia de Ahusra no tiene color rojo. Mientras que en la mayoría de los países musulmanes la Ashura se reduce al llanto y al golpe de pecho generalizado, en Nabatye e Iraq, los hombres y escasas mujeres vierten ríos de sangre en honor a Hussein.
Este baño de lágrimas y sangre que se antoja un escenario dantesco a través de las pantallas, se convierte en un canto generalizado de arrepentimiento. Trece siglos mas tarde, los chías cantan un ‘mea culpa’ por no haber socorrido a Hussein el día de la matanza. Un homenaje al llanto y a la tristeza para aquellos congregados hoy en Nabatye. Como broche final y a penas cinco minutos después de finalizar el evento, empieza una brusca lluvia que limpia calles y rostros, borrando poco a poco el rojo del asfalto. Alegres, todos miran hacia arriba convencidos de que estas gotas de lluvia son un regalo de Alá, lágrimas caídas del cielo.

Published in: http://www.lavozdegalicia.es/mundo/2009/01/08/0003_7446575.htm

Pictures: http://www.nataliasancha.com/ashura

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Desde Rafah … una vez más sellado

Desde Rafah … una vez más sellado

03-04/01/09

rafah-2Hoy se cumple el tercer día de la invasión terrestre de Gaza mientras prosigue el ataque aéreo que ya ha dejado un balance de 507 muertos y más de 2300 heridos. Ayer, el paso de Rafah , frontera de Egipto con Gaza y única válvula de escape para los palestinos, permaneció cerrado hasta las 4 de la tarde. Un avión de reconocimiento israelí sobrevolaba en círculos sobre la ciudad de Rafah dividida entre territorio egipcio y palestino.

Diez diputados del grupo ilegal pero tolerado Hermanos Musulmanes se manifestaron junto a medio centenar de seguidores frente a la policía egipcia que guarda el paso de Rafah. Al grito del cántico preferido en mundo árabe “Palestina, te ofrecemos nuestras almas y nuestra sangre” golpean la puerta e instan a los policías a abrir la frontera con los palestinos. Algunos de los policías tararean el mismo cántico entre labios, pero ninguno se atreve a abrir la puerta. Akrab al-Shahir, uno de los diputados islamistas se dirige a la prensa: “El gobierno egipcio está mintiendo. Dice al mundo que ayuda a los palestinos pero la frontera está cerrada. Hay que liberar a nuestros hermanos, hay que acabar con los sionistas. ¡Hoy han muerto ya 50 mártires!”.

Akrab al-Shahi along with 9 other Muslim Brotherhood deputies de
A la una del medio día, una avión israelí, un F16, lanza varias bombas sobre Rafah. Tres horas mas tarde otra bomba deja una negra columna de humo tras el estruendo. Khairi Ali Mohamed es miembro de Hamas y vecino del edificio que acaba de recibir el impacto. “Cinco personas de la familia Barbaj han muerto en el ataque. Anoche otras 4 personas murieron tras una serie de bombas. Nos quieren asustar, bombardean hasta en el mar. Estamos sin comida ni electricidad, la única luz que vemos son la de los impactos de las bombas y en Rafah no recibimos ni un tercio de las que lanzan sobre el resto de Gaza. Necesitamos la frontera egipcia abierta es la única posibilidad que tenemos de recibir alimentos y ayuda y hacer salir a los heridos. Pero los egipcios la han cerrado desde el viernes”, nos comenta en una conversación telefónica. En el lado egipcio, la policía asegura que son los palestinos quienes han cerrado la frontera por temor al bombardeo, información que Khairi desmiente.
Al anochecer, desde la ciudad de Gaza otro miembro de Hamas que prefiere no identificarse asegura que los israelíes están bombardeando la calle Salah al-Din, principal arteria que va desde el norte al sur de Gaza. “Tenemos pocas armas pero si los israelíes entran habrá muchas perdidas entre sus hombres” asegura al teléfono antes de que se corte la comunicación.
Decenas de camiones se apilan en el paso de Rafah desde día y medio para poder hacer pasar la ayuda enviada desde todo el mundo árabe y desde Rusia. Khaled es uno de los conductores que diariamente trae los paquetes de ayuda desde el aeropuerto de al-Arish a Gaza y asegura que Arabia Saudí es el mayor contribuidor.”Estamos muy contentos con el apoyo recibido desde todo el mundo y de las manifestaciones, pero lo que necesitamos son camiones, comida y sobretodo medicamentos”. Finalmente la frontera es abierta al anochecer y los camiones tendrán que volver a esperar, esta vez entra ambas fronteras a que el bombardeo israelí cese para poder entregar los medicamentos.
La frontera no es el único camino para hacer llegar ayuda a los gazences. Algunos de los túneles subterráneos que unen la parte de Rafah egipcia con la parte palestina han sobrevivido. Su longitud varia desde los 450 a los 1200 metros. Mohamed, habitante del lado egipcio de Rafah, estrechamente controlado por la policía egipcia, asegura que la casa de su vecino da a un túnel y que varios médicos y miembros de los Hermanos Musulmanes entraron en Gaza a través de él llevando consigo medicamentos. Como para Mohamed, muchos palestinos en el lado egipcio tienen familia del otro lado de la frontera pero con los cortes eléctricos la comunicación es escasa y breve.
Si bien tan sólo camiones con ayuda humanitaria pueden entrar en Gaza y heridos palestinos salir, hace dos días que el hospital de al-Arish no recibe heridos. Tarek al Mohalawi, director de planta del hospital asegura que los últimos heridos que recibieron fueron 9 el viernes y el último que quedaba en el hospital fue trasladado a El Cairo esta mañana. Las condiciones del hospital son precarias por lo que no pueden asistir a casos graves.
Mañana, los vecinos de al-Arish se reunirán una vez mas para protestar contra el los ataques israelíes y contra el cierre de la frontera egipcia.

Text published in:
http://www.lavozdegalicia.es/mundo/2009/01/05/0003_7441002.htm
Pictures: http://www.nataliasancha.com/RafahGaza/

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