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Periodistas europeos se unen para pedir la liberación de la traductora de EL MUNDO

A muchos periodistas locales de esta región no les ha quedado mas que o morir de hambre o sobrevivir como fixer. Esto es: hacen las llamadas, encuentran a la gente que los periodistas extranjeros quieren entrevistar, encuentran el transporte, traducen y corren los riesgos de ser reprendidos en el mejor de los casos o encarcelados e incluso torturados en el peor por sus gobiernos. Y ello por unos 200 dólares al día mas gastos cubiertos.

Animo  Fariba! y cuantos mas firmen mejor…

N.S

Periodistas europeos se unen para pedir la liberación de la traductora de EL MUNDO

  • Un blog invita a firmar una petición que será remitida a las embajadas
  • Colabore escribiendo su nombre y apellido en un e-mail a freefariba@gmail.com

ELMUNDO.es | Madrid

Actualizado jueves 03/12/2009 17:59 hora

Un grupo de periodistas europeos acaba de crear un blog para pedir la liberación de Fariba Pajooh, la traductora de EL MUNDO que lleva casi cuatro meses detenida en las cárceles iraníes.

La página web freefariba.over-blog.com recuerda que las autoridades del país asiático no explicaron las razones del arresto y que la reportera “solamente hizo su trabajo: informar”. Sin embargo, Fariba fue detenida junto a decenas de personas que protestaron después de laselecciones presidenciales del 12 de junio y fue sometida ainterrogatorios para arrancarle una confesión.

El nuevo blog permite insta los lectores a firmar una petición que será entregada a varias embajadas de la República Islámica para protestar contra el arresto de la traductora de EL MUNDO. Sólo hay que escribir un correo electrónico con nombre y apellido y enviarlo afreefariba@gmail.com.

Fariba es una reconocida bloguera (after-rain.persianblog.ir), además de reportera política. Ha trabajado para la agencia de noticias Ilna y para algunos medios reformistas, como el periódico ‘Etemad Melli’.

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“Algérie : l’émeute pour le dire”, by Cherif Ouazani in Jeune Afrique

Algérie : l\’émeute pour le dire

09/11/2009 09:04:03 | Jeune Afrique | Par : Cherif Ouazani, envoyé spécial

Diar Echems, le 20 octobre. Les émeutiers sont essentiellement des jeunes, souvent mineurs
Diar Echems, le 20 octobre. Les émeutiers sont essentiellement des jeunes, souvent mineurs© Zebar Nacerdine/Gamma/Eyedea Presse

Le quartier de Diar Echems, dans les faubourgs de la capitale, a connu une poussée de fièvre similaire à celles qui sévissent sporadiquement à travers le pays. À l’origine de ces explosions de violence : misère et frustration.

Alger, 19 octobre 2009, 22 h 30. Un convoi de berlines fonce, toutes sirènes hurlantes, vers le palais d’El-Mouradia. Le président Abdelaziz Bouteflika est furieux. La veille, il avait présidé un Conseil des ministres à l’issue duquel le projet de loi de finances 2010 a été rendu public. Le budget de l’État prévoit une importante redistribution de la manne pétrolière : 9 milliards d’euros pour la masse salariale de la fonction publique, ainsi qu’une provision de 2,3 milliards d’euros affectée à la prochaine augmentation du salaire national minimum garanti (SNMG), qui sera négociée dans le cadre de la tripartite attendue avant la fin de l’année. Et c’est au lendemain de cette annonce que le quartier de Diar Echems, dans les faubourgs d’Alger, a choisi de s’embraser.

Diar Echems, littéralement « les Maisons du soleil », est situé sur la colline où trône le Sanctuaire des martyrs, haut lieu de recueillement de l’Algérie officielle, à moins d’un kilomètre à vol d’oiseau du bureau présidentiel, en face du prestigieux Riad el-Feth, espace que se partagent activités commerciales et événements culturels. Le quartier surplombe le « Ravin de la femme sauvage », dont les contrebas ont été transformés en centre d’affaires avec ses nombreuses tours modernes abritant les sièges de banques privées et de groupes industriels. Îlot de misère où survivent dans des conditions indignes plus de 20 000 Algérois, Diar Echems a sombré dans la violence le 19 octobre. L’étincelle qui a mis le feu aux poudres ? Les versions divergent. Les uns évoquent la publication d’une liste des bénéficiaires de logement, les autres le refus municipal de voir d’étendre un bidonville qui allait empiéter sur un terrain de football communal. Toute la journée, des dizaines de jeunes, souvent mineurs, ont saccagé le mobilier urbain de leur quartier – Abribus, lampadaires – et brûlé plusieurs véhicules. Les forces antiémeutes ont eu le plus grand mal à confiner les émeutiers à Diar Echems.

Niche de misère entourée de faste

Alger, 19 octobre, 22 h 35. Noureddine Yazid Zerhouni, ministre de l’Intérieur, est reçu par Bouteflika. Il lui fait un rapport circonstancié : situation grave mais sous contrôle. Diar Echems vit une poussée de fièvre similaire à celles qui sévissent sporadiquement dans divers endroits du territoire. Les symptômes sont les mêmes, les effets identiques. Cocktails Molotov contre gaz lacrymogènes. Sabres et machettes de fortune contre matraques et lances à eau.

Niche de misère entourée de faste, Diar Echems concentre plus de 1 500 familles dans des cités construites il y a plus d’un demi-siècle par un pouvoir colonial qui les avait dédiées à 300 familles indigènes. Cinquante ans plus tard, les « cages à poules » ont vu leur taux d’occupation décupler. Les dépendances sont squattées, les salles de bains transformées en chambres à coucher. Dans les cités de Diar Echems, où ont fleuri des bidonvilles imperméables aux lois de la République et aux règles d’hygiène les plus élémentaires, on dort à tour de rôle. Un résident crie son désespoir : « Chacun de nous dispose de 3 m2 d’espace, moins qu’un détenu selon les normes pénitentiaires en vigueur en Algérie. » Gaza, l’embargo en moins. Les demandes de logement se comptant par centaines, la distribution d’un quota de soixante nouvelles habitations a déclenché la colère des nombreux « recalés ».

Si l’insurrection est circonscrite au seul quartier de Diar Echems, les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre sont d’une extrême violence. Les agents en civil (d’une redoutable efficacité pour l’identification des meneurs) ou en uniforme sont bombardés de toutes sortes d’objets. Du haut des balcons, les mères et sœurs des émeutiers larguent des appareils électroménagers sur les policiers au pied des immeubles. Les échauffourées, qui ont duré quarante-huit heures et fait la une de la presse privée, ont alimenté les conversations à Alger, mais n’ont pas paralysé les activités. Une dizaine de jours auparavant, une rixe entre jeunes de deux quartiers avait provoqué des heurts d’une violence inouïe à Bab el-Oued, faisant plusieurs blessés par armes blanches et des dégâts estimés à plusieurs millions de dinars. Vendettas et émeutes sont devenues monnaie courante, faisant de l’Algérie un pays de jacqueries à répétition. De même qu’ils ont fini par digérer la violence terroriste, les attentats à la bombe et les faux barrages, les Algériens se sont résignés à ces explosions sociales sporadiques et sans lendemain.

Discrédités, les élus locaux ne participent généralement pas aux négociations avec les représentants des populations en colère. En l’occurrence, c’est le wali – le préfet d’Alger – et ses adjoints qui ont pris langue avec les « sages du quartier », des fonctionnaires de l’administration, des cadres d’entreprises publiques ou encore des retraités… de la police. Zerhouni demande « de la patience aux résidents de Diar Echems » et promet le lancement, dans quelques semaines, d’un programme de réalisation de 35 000 logements destiné exclusivement à permettre l’éradication des habitations précaires d’Alger. Mieux : le quartier devrait être rasé et la population relogée dans les nouvelles cités en chantier à la périphérie de la capitale. Conséquence : dans quelques années, le prix du mètre carré au Ravin de la femme sauvage, intégralement transformé en centre d’affaires, devrait flamber.

Corruption

La fièvre de Diar Echems est retombée aussi vite qu’elle est apparue. Les carcasses de voitures et de bennes d’ordures calcinées ont été déblayées. Sur les quinze personnes interpellées lors des affrontements, dix ont été relâchées (dont quatre mineurs qui ont rejoint leurs collèges) et cinq condamnés à de la prison ferme après une comparution immédiate devant le tribunal d’Alger. Une dizaine de policiers grièvement blessés sont soignés dans une clinique de la police. « Les seules victimes enregistrées sont dans le camp des forces de l’ordre, ce qui dénote d’une amélioration de la gestion des foules hostiles », se félicite presque Zerhouni. Dans l’entourage du président, ces explosions de colère destructrice sont perçues comme « un signe de vitalité de la population, mais une vitalité mal canalisée ». Langage policé ou politique ? S’il est généralement admis que ces poussées de fièvre sont spontanées et non le fruit de quelque manipulation d’une opposition de moins en moins influente, il n’en reste pas moins qu’on demeure perplexe en haut lieu face à l’indifférence de cette même population à « une redistribution de la manne pétrolière nettement plus transparente par rapport aux décennies précédentes ». En cause : la corruption et une machine bureaucratique dont les lourdeurs sont devenues insupportables. « L’injection d’énormes enveloppes financières destinées au développement local a fortement perturbé les fragiles équilibres sociaux au niveau des communes et des régions, analyse Sabiha, sociologue dans une grande entreprise d’État. La passation de marchés est devenue source d’enrichissement pour les élus locaux et les fonctionnaires véreux. Des entreprises fictives voient le jour le temps d’une soumission. Elles raflent le marché et leurs dirigeants touchent des enveloppes faramineuses avant de disparaître dans la nature. D’immenses fortunes ont été ainsi bâties, tantôt de manière légale et habile, tantôt de façon délictuelle. Le citoyen n’est pas dupe et, de temps à autre, les sommes de frustrations dégénèrent en émeutes aussi violentes qu’éphémères. » L’émeute pour dire ses frustrations et sa colère ? Voilà qui illustre une certaine faillite des politiques. Pouvoir et opposition confondus. Les partis de l’Alliance présidentielle évitent d’évoquer les « foyers de tensions » et leurs adversaires fustigent l’incapacité des gouvernants à gérer les affaires publiques.

À Annaba, Ouargla, Alger ou ailleurs, l’expression du ras-le-bol est considérée comme légitime par le reste de la population. En revanche, les débordements de violence et les destructions de biens publics sont totalement réprouvés par l’opinion. Entre Djelfa et Laghouat, aux portes du Sahara, deux routiers discutent autour d’un café dans un relais. Tous deux déplorent que les « gamins » aient détruit les Abribus qui protègent des intempéries ou offrent un peu d’ombre à leurs pères, leurs grandes sœurs ou grands frères sur le chemin du travail.

Si Diar Echems a vécu des événements hélas récurrents, l’émeute des 19 et 20 octobre a une particularité. Pour la première fois, outre les cagoules et les keffiehs, certains émeutiers ont ajouté à leur panoplie le drapeau national. N’y voyez aucune nouvelle victoire pour les partis se réclamant du courant nationaliste (FLN, RND ou FNA), ni un succès de la « famille révolutionnaire ». Ces signes de patriotisme trouvent sans doute leur explication dans les performances de l’équipe nationale de football, bien placée pour se qualifier au Mondial sud-africain.

Toutes les explosions sociales qui ont secoué le pays ces dernières années sont très vite retombées. Sauf une. Celle qui sévit à Berriane, au point kilométrique 555 de la route nationale 1 reliant Alger à Ghardaïa. Depuis mars 2007, cette ville de la vallée du Mzab est le théâtre d’affrontements entre les deux communautés qui y résident : les malékites et les ibadites. Une compagnie des forces antiémeutes y est même déployée en permanence pour s’interposer entre les belligérants. Mais c’est une autre histoire…

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Homenaje saudí a Michael by Mónica G. Prieto, in El Mundo

Homenaje saudí a Michael Jackson

MONICA G. PRIETO desde Beirut, 23 de julio de 2009.-

Tras la muerte de Michael Jackson, en Oriente Próximo se realizaron numerosos homenajes espontáneos al artista norteamericano. Fueron muchos los fans que se citaron el mismo día del deceso en plena calle, desafiando las altas temperaturas, para bailar al ritmo de su música.Los árabes confirmaban así que los admiradores en la zona son legión, pero ninguna de las imágenes que he visto me ha parecido tan delirante como esta manifestación de afecto que llega desde Arabia Saudí. Se trata del tema Smooth Criminal bailado, según matizan algunos blogs locales, al estilo del sur de Arabia Saudí. Desconozco cómo es el estilo del norte del reino wahabí, y tampoco podría distinguirlo. Pero, ¿no resulta chocante?

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Fabricando paz en un país sin treguas

Fabricando paz en un país sin treguas

Natalia Sancha– Sur del Líbano-

EL teniente Monleon observa un area del sur del Libano
El cuartel general Miguel de Cervantes se alza sobre una colina cerca de la ciudad de Marjayiun. Centenares de españoles duermen, comen y descansan entre patrulla y patrulla. En uniforme militar y con las banderas españolas cosidas en el lateral de las chaquetas, los soldados pasean por la base. Se oye dese andaluz a madrileño. Hasta algún que otro toro de Osborne cuelga de las casetas que sirven de cuartos. Hombres y mujeres corren alrededor de la base. Otros prefieren el gimnasio. Y los que ya han cumplido con su labor aprovechan para tomarse una Cruzcampo en la cafetería o echar una partida de futbolín.
Insólita escena en medio de un paisaje verde y pedregoso en el que apenas hace un mes cayeron una veintena de misiles israelíes. Tras varios disparos de misiles desde territorio libanés, el Coronel Ropero asegura que la FINUL “vivió intensos minutos de mediación para evitar una retaliación israelí al lugar del lanzamiento. Hubiera sido una catástrofe ya que las lanzaderas de cohetes estaban cerca del colegio y los niños estaban en clase”.
Desde 1975 que comenzara la guerra civil libanesa, el sur del Líbano de mayoría chiíta, ha sido la región más castigada del país. Sucesivamente ocupado por palestinos, israelíes y finalmente por sirios, este pedazo de tierra del tamaño de Asturias pero tres veces más poblada, no ha conocido descanso. Unos 1100 soldados españoles desembarcaron al terminar la guerra de 2006. Desde entones, son relevados cada cuatro meses. En abril, una nueva brigada con 500 gallegos a bordo tomará el relevo.
Mediación y disuasión. Esta es la principal aportación de los soldados españoles a la estabilidad del sur del Líbano. La patrulla española apostada en el cruce fronterizo de Fátima ilustra perfectamente la situación. A su izquierda y detrás del alambrado, un puesto de observación israelí. A su derecha un puesto de observación de las Fuerzas Libanesas Armadas (LAF). Y en medio, el pelotón español.

Un pelotón espa–ñol realiza un ejercicio de vigilancia en la linea azul, cerca de la puerta de Fátima, frontera con Israel. Sur del L’ibano. 2009
Otras patrullas como la del Alférez Esteban, alternan entre vigilancia y patrullaje. Los niños corren al paso del acorazado, obligando al Alférez a desacelerar para evitar accidentes. Agricultores, jóvenes de paseo o ancianas fumando pasiblemente les sonríen al pasar. “Hola amigo”, espeta un abuelo que lleva un cordero en brazos. La habilidad lingüística de los locales contrasta con las dificultados de los españoles con el árabe.
En el camino, el Alférez Esteban ordena una parada. Al bajarse del BMR, varios jornaleros El Alferez Esteban recibe las demandas de una familia siria con un hijo discapacitado mientras el resto del pel—t—ón conversa con jornaleros sirios fuera de la tienda. FINUL, Libano 2009sirios salen a su encuentro. Saben que detrás del casco azul de la FINUL puede estar la ayuda que necesitan. Esteban sigue a uno de los hombres hasta una tienda de campaña que hace las veces de casa. Allí, sobre unas viejas alfombras, está su hijo de once años auque aparenta cuatro. “Es deficiente. Lleva varios días enfermo y hace mucho ruido al respirar. Necesitamos un médico o medicamentos”. Le pide al Alférez sin esperar que el traductor haga su trabajo.
De regreso al acorazado, el pelotón hará varias paradas en otros pueblos. Cada soldado toma su posición y avanzan mientras los responsables del pueblo se acercan a pedir aquello que sus gentes necesiten.
Hay una minoría que no ve con buenos ojos la presencia de extranjeros y hay quien incluso se muestra susceptible ante la selección geográfica de los proyectos de la FINUL. En un territorio en el que con un 80% de chiítas es feudo de Hezbolá y Amal, los drusos y cristianos se sienten rodeados. Pero en sus conversaciones, la gran mayoría de los sureños libaneses agradecen la presencia de los españoles. No sólo por las asistencias médicas, o las apreciadas visitas del veterinario, o el asfaltado de sus carreteras, pero también porque el “spanish” es un buen cliente que ha hecho prosperar a más de un comerciante libanés.
Tras el asesinato de 6 soldados españ–oles de la FINUL en junio de 2007, los soldados espa–ñoles están en alerta amarilla y tienen restringidas las paradas en los pueblos. Numerosos tiendas libanesas que abrieron en los pueblos vecinos al cuartel general han tenido que cerrar por falta de clientes espa–ñoles. Una de ellas la tienda 'El Corte InglŽés'Alí ha abierto su particular ‘El Corte Inglés’. Hace poco tuvo que cerrar la tienda. “Desde el atentado de 2007, ya no vienen a comprar. Solían comprar de todo. Pero ya no vienen”. Comenta al tiempo que me enseña una foto suya con una guapa soldado española. Desde Junio de 2007, las tropas españolas están en alerta amarilla. Lo que les impide pararse fuera del cuartel para actividades otras que su trabajo, aunque a veces logren hacerlo.
El atentado no sólo ha privado a muchos comerciantes de su negocio sino a muchos libaneses y españoles de intercambiar algo más que saludos. A pesar de ello, el trabajo en el terreno logra construir un mejor conocimiento mutuo. Para el teniente Coronel Monleón, “El trabajo del Ejército español aquí es el mismo que en España: fabricar paz”. Y gran parte del trabajo de los soldados no viene de sus obligaciones laborales sino de su voluntad como individuales. Desde el Alférez que presta oídos a los jornaleros sirios, al veterinario que sin ser su obligación decide salir día sí día no a prestar sus servicios.

PUBLICADO en LA VOZ DE GALICIA: http://www.lavozdegalicia.es/mundo/2009/02/15/0003_7530862.htm y http://www.lavozdegalicia.es/mundo/2009/02/15/0003_7530863.htm

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Misión Líbano: el sueño de un soldado gallego hecho realidad

Misión Líbano: el sueño de un soldado gallego hecho realidad

Natalia Sancha-Ghayar- Sur del Líbano (120209)

EL Fusilero Ignacio Gonzalez de Vigo al salir del  BMR (tanque)El casco azul de González asoma por la parte trasera de su BMR (Blindado Medio de Ruedas). El fusilero gallego protege la parte trasera y el lateral del acorazado. A sus 24 años, Ignacio González cumplió el pasado 17 de Diciembre su sueño: salir de misión al extranjero. Un reto que ha cambiado para siempre la vida de este joven gallego. Su madre es de Nayarit y su padre de Celanova. Nacido en Orense vivió quince años en Vigo. A los 18 intentó entrar en el Ejército pero no lo logró. Tras dos años trabajando como instalador de calefacciones en Vigo lo volvió a intentar y esta vez con éxito. Desde la posición 2-48 de Ghayar, a escasos metros de los puestos de vigilancia israelíes, nos cuenta su experiencia.

P.:¿Cuál fue la reacción de sus padres al conocer que su único hijo se iba destinado al sur del Líbano?

R.: Lo primero fue llevarse las manos a la cabeza. Pero una vez que entendieron que esto es lo que me gusta y lo que quiero hacer, lo aceptaron. Pero siempre existe el miedo a lo desconocido.

P.: Seis soldados españoles fueron asesinados hace poco más de un año. ¿Se siente miedo sobre el terreno?

R.: No en absoluto. No se puede vivir con miedo porque no nos levantaríamos de la cama. Los primeros días estaba más alerta por pequeñas acciones que ahora ni percibo, como que se acerque un niño a darme algo. Pero la población nos recibe estupendamente por lo que no tenemos sensación de peligro sino todo lo contrario.

P.: ¿Qué es lo más duro de su y vida en la misión?

R.: Es muy duro, muy sacrificado pero también gratificante. Hay que estar disponible 24 horas al día y las tareas de patrulla son agotadoras. También es duro convivir a todas horas con los compañeros. Si te levantas un día enfadado con el mundo pues tienes que aguantar. A parte, esto es real. Lo que aprendes aquí no te lo da ninguna academia. Mientras un compañero te guarda la espalda tú se la guardas a él. Aprendes a confiar plenamente en ellos.

P.:¿Qué ha aprendido de este país? ¿Repetiría?

R.: Sin dudarlo. En esta zona del Líbano, quitando algunos pueblos que están bien, la mayoría viven con lo justo y a pesar de ello siempre te regalan una sonrisa al pasar. Es increíble. Y eso me hace reflexionar. Yo que siempre me quejaba por todo todos los días … te hace replantearte muchas cosas.

EL Fusilero Ignacio Gonzalez de Vigo patrulla a pie una pobladoP.: ¿Qué es lo que más echa de menos de España?

R.: Mi familia, mi novia y mi tierra. Y la comida claro. Hablo con ellos casi a diario por teléfono o por internet con programas como el messenger o skype. Pero se echa de menos. Y la tierra también. Yo estoy acostumbrado a ver pueblos juntos y muy grandes y aquí son todos pueblos pequeños y esparcidos.

P.: Desde la guerra de Gaza estáis en alerta amarilla, sin poder salir de la posición durante vuestro descanso. ¿Cómo pasa el tiempo libre?

R.: Generalmente voy al gimnasio, o jugamos al fútbol. No me falta la play station y aquí he visto mas películas que en toda mi vida. P.: ¿Cómo crees que has contribuido a estabilizar la situación en el sur del Líbano? R.: Yo tan sólo pongo mi granito de arena con mi trabajo y todos juntos intentamos mejorar la situación de las gentes de aquí, dar seguridad. Eso sí, he arrancado muchas sonrisas en los pueblos.

P.: ¿Qué será lo primero que haga al regresar a España?

R.: Espero que me den permiso y regresar a Vigo un par de semanas a ver a la familia, y por supuesto comer comida casera.

PUBLICADO en LA VOZ DE GALICIA: http://www.lavozdegalicia.es/mundo/2009/02/15/0003_7530864.htm

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Retour à la normalité…par Maïs Perle (Jérusalem)

Retour à la normalité…

Vendredi, jour sacré pour les musulmans, jour de prière. Dans ma rue, à Jérusalem-est, entité revendiquée par les Palestiniens (Al-Quds, capitale d’un futur Etat palestinien) et proclamée israélienne (loi fondamentale votée par la Knesset le 30 juillet 1980 et condamnée par les Nations-Unies), les Palestiniens attendent. Déclarée “zone tampon”, la rue Salah el-Din, qui mène à la Porte de Damas et à la Porte d’Hérode a été coupée. L’armée et la police israéliennes ont été postées le long des remparts de la vielle-ville. Armées de mitraillettes et de matraques, protégées par des gilets par balle, soldats et soldates en uniformes verts, policiers en uniforme bleu, se tiennent debouts derrière des barrières de sécurité. Ils filtrent les passages. Les Palestiniens passent au compte-goutte. Carte d’identité (permis de résidence délivré par les autorités israéliennes aux Palestiniens de Jérusalem), poches… tout est passé au crible. Vendredi, un jour sacré pour les musulmans… Vendredi, jour de prière… mais l’accès à l’esplanade des mosquées (lieu saint dans l’Islam) leur est interdit. Seules les femmes et les hommes d’un certain âge (60 ou plus) ont le droit de passage.

Je suis en vélo (aspect qui étonne toujours les gens de mon quartier), j’attends comme quelques Palestiniens derrière les grilles qui coupent ma rue. Un soldat me voit. Il me fait signe de passer. Je passe devant la ligne informelle de Palestiniens qui s’était dessinée dans l’attente lasse de passer. Trop facile. Les étrangers n’ont pas à subir les heures d’attente et les humiliations des interrogatoires aux checkpoints, si nombreux dans les Territoires occupés.

Etranger : statut privilégié, poudre aux yeux. Les étrangers ne doivent pas voir, les étrangers ne doivent pas témoigner. Plusieurs fois, des soldats m’ont demandé de ranger mon portable, par crainte que je prenne des photos des scènes auquelles j’assistais, impuissante. Les étrangers ne doivent pas savoir, comme pendant la guerre à Gaza, où les journalistes n’avaient pas le droit d’entrer. Filter l’information, en contrôler le flux et son contenu, en fournissant, par exemple, aux journalistes, désesperemment postés à la frontière dans l’attente vaine de rentrer dans Gaza, des images officielles de la guerre. Des journalistes, qui encore à cette heure, entrent au compte goutte à Gaza, malgré l’accréditation de leurs ambassades. Certains se font même passer pour du personnel humanitaire… Filtrer, car les lieux à Gaza sont ravagés

Filtrer… Je suis passée de l’autre côté des barrières de la rue Salah el-Din, là où dans quelques heures, ceux qui n’auront pas pu passer se résigneront à prier dans la rue. Mosaique de tapis de prières sur les routes froides de béton. Je roule le long des remparts. La route à double voie est vide. Quelques commerçants transportent ici ou là du pain aux graines de sésame (Ka’ak) ou des falafels (boulettes de fêves ou de pois chiche frites). La route m’appartient, je peux foncer les yeux fermés, aucune bagnole en vue. Mais à l’est, les routes ne sont pas entretenues et les poubelles très irrégulièrement ramassées par les services israéliens, pour lesquels les Palestiniens payent de lourdes taxes. Alors je ne peux pas rouler imprudemment. Mes yeux doivent coller à la route pour que mes roues évitent les troues et ne se prennent dans des sacs plastiques volants. Fin de la rue, d’autres soldats et policiers sont ici postés. Deuxième filtre. Je le passe sans encombre avec ma tête d’européenne.

Plus loin, au rond point -position stratégique- d’autres soldats. Un bleu, un vert, un bleu, un vert, un bleu (comprenez un flic, un soldat, un flic…) forment une ronde. Ils se font dos, leurs yeux sont rivés sur les alentours. 360 degrés de contrôle. Rien ne leur échappe. Poitrine bombées, mains sur leurs mitraillettes de type M4… une présence inquiétante. Impression d’une ville assiégée.

Les manifestations en solidarité à Gaza ont été sévéremment matées. Pas de manifs à Porte de Damas aujourd’hui, là où les soldats ont été à nouveau déployés… Gens, restés chez vous, postés devant vos postes de télévision, abattus et surtout silencieux devant les images de morts et de blessés à Gaza diffusées en boucle sur Al-Jazeera. Plus de 1300 morts, dont 410 enfants et 108 femmes. Plus de 5000 blessés, dont de nombreux civils brûlés par l’usage “légal” (selon les termes d’Israël) de bombes au phosphore. Quelques manifs, à Jérusalem et en Cisjordanie, tantôt matées par les autorités israéliennes, tantôt par les autorités palestiniennes (dans les zones dont elles ont le mince contrôle). Société muselée, qui assiste, impuissante, à sa chute. Les gens sont las, fatigués de la situation. Khaled Mecha’al, chef du bureau politique du Hamas à Damas, appelait à une troisième Intifada, à un nouveau soulèvement… Mais les Palestiniens ont trop souffert pendant la seconde Intifada… Trop de gamins, lançant des pierres contre des chars israéliens, tués. Les mères palestiniennes, contrairement à un discours dominant, ne souhaitent pas que leurs enfants soient martyrs d’une vaine révolte. La vie compte autant ici qu’ailleurs, malgré son goût fade et amer.

Plus, loin sur la route, des soldates et des soldats sont assis sur un muret de pierres. Ils sont assis et fument une clope, boivent un coca ou se taquinent. De vieilles femmes, en habits traditionnels palestiniens (robes brodées), descendent par dizaine de bus provenant des Territoires (Bethléem, Ramallah…) Elles ont dû attendre des heures pour franchir le mur (ou la “barrière de sécurité” comme aiment la désigner les Israéliens). Elles semblent déjà très fatiguées par les heures d’attente dans le froid de l’aube, mais heureuses de pouvoir se rendre sur l’esplanade des mosquées.

Je passe le dernier checkpoint, à Porte neuve et entre dans Jérusalem-ouest. Pas de frontière réelle, une frontière simplement marquée par la succession puis la dispatition de checkpoints.De jolies jardis en terrasse aux odeurs de sauge et de lavande. Des galeries commerçantes encastrées dans des batisses en pierres aux couleurs chaudes. Des oliviers, des orangers… Des juifs israéliens, kipa vissée sur la tête, des juives israéliennes, fichu sur les cheveux et jupes longues (juives orthodoxes), jean moulant et T-shirt decolleté, sirotent des verres en terrasse et contemplent la vue des collines de Jérusalem.Grandes marques de fringue, restos divers, ambiance étrangement douce. Une tranquilité, une normalité au prix d’une intense répression…celle des Palestiniens.

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Activistas egipcios entre presión y represión

(Este es un artículo antiguo)
Fin de año entre rejas por protestar contra la Liga Arabe
Natalia Sancha, Cairo 030109

simpatizantes-de-la-plataforma-egipcia-de-oslidaridad-con-palestina_030109_natalia_sancha-1Unos 45 activistas egipcios y un centenar de Hermanos Musulmanes han pasado el año nuevo entre rejas por protestar con una sentada frente a la sede de la Liga Arabe. Decenas de  egipcios salieron a protestar pacíficamente el pasado miércoles a la hora en que los ministros de exteriores de los países miembros se reunían en el Cairo para debatir sobre la situación en Gaza. Malek Halawi fue uno de ellos y para quitarle seriedad al asunto bromea: “Ha sido el arresto más corto y más largo del año. El más corto porque duró 14 horas pero el más largo porque pasamos del 2008 al 2009 entre rejas”.

Pocos días más tarde un centenar de activistas, solidarios y miembros  de la izquierda egipcia se vuelven a reunir en un mitin. Lo que empieza con un debate-recuento de los heridos en hospitales egipcios termina en una acalorada discusión.

Un hombre interviene bruscamente: “Yo luché contra los israelíes y deberíamos unirnos a los palestinos en su lucha”. Otro miembro del mitin le interrumpe: “Ningún país árabe ha derramado más sangre por Palestina que el pueblo egipcio, y discursos como el de Nasrallá no hacen honor a nuestra historia. Una cosa es que ayudemos a Gaza y otra que acusemos al gobierno o derramemos más sangre”. Una mediadora intenta cerrar la discusión: “Quien quiera realizar actuaciones individuales que las haga, pero nuestra acción colectiva debe ser primero de apoyo a las necesidades de los palestinos en Gaza y segundo de protesta contra la política de nuestro gobierno, pero no de conflicto porque saldremos perdiendo”.

El debate se dispara y los mediadores apenas logran callar a los participantes. Entre la frustración, los más pragmáticos optan por centrarse en la ayuda humanitaria, mientras que otros lo hacen en la lucha política. Tendencias dispares que ponen de manifiesto las crispaciones actuales entre los propios egipcios sometidos a una doble presión: policial y de la opinión pública árabe.

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